Mobilisation contre les expulsions au camping d’Ollainville

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Mobilisation contre les expulsions au camping d’Ollainville

Depuis des mois, les communistes de l’Hurepoix se battent contre l’expulsion d’une centaine de résidents d’un camping.

Un arrêté ordonne l’expulsion des quelque vingt-cinq locataires vivant à l’année dans ce camping qui doit fermer. Mais ces derniers refusent de partir et ont obtenu le renvoi de l’audience prévue ce mardi matin au tribunal d’Evry.

 

C’est une affaire qui a débuté il y a près de vingt ans, et qui ne semble pas devoir être réglée avant des mois. Ce mardi matin, au tribunal de grande instance d’Evry, était supposée se dérouler une audience sur le devenir du camping d’Olainville. Mais elle a été renvoyée au 13 mars, à la demande des personnes qui y résident à l’année.

La propriétaire du site, Aline Chambaretaud, souhaite voir l’arrêté municipal de fermeture — effectif depuis le 1er octobre dernier — appliqué et les quelque vingt-cinq locataires restants expulsés. Mais ces derniers ne veulent pas quitter les lieux sans solution de relogement.

« Ils y ont construit toute leur vie, souligne leur avocat, maître Pierre Pelloquin. Ce n’est pas parce que madame Chambaretaud refuse d’effectuer les travaux de mise aux normes que lui réclame la préfecture depuis des années et qu’elle a préféré jeter l’éponge, qu’ils peuvent partir du jour au lendemain. »

D’autant que certains vivent là depuis des décennies. A l’image de Michel, que les autres locataires appellent « le fossile du camping ». « Il est le seul d’entre nous à avoir connu l’époque où il y avait une piscine, s’amuse Virginie, 52 ans, secrétaire. C’est la première personne que j’ai connue en arrivant ici. »

« Ici, je paye un loyer mensuel de 150 euros »

Elle-même habite le Mobile-home que ses parents ont acheté il y a quarante ans. « Nous sommes tous amis, ici. Nous avons tous connu des coups durs, et il règne une vraie solidarité, une vraie entraide, entre nous, confie-t-elle. Et puis nous vivons au grand air. Il nous suffit d’ouvrir la porte pour être dehors. Nous n’avons pas envie d’aller nous enfermer dans un appartement. »

« Je suis à la retraite depuis le 1er janvier, et ne vais bientôt plus percevoir que le minimum vieillesse, abonde Bernard, qui a emménagé au camping suite à une séparation amoureuse, il y a un peu plus de dix ans. Ici, je paye un loyer mensuel de 150 euros. Si on m’expulse, et sans aide financière, je n’aurai jamais de quoi me payer un studio. Surtout dans cette région ! »

Contactée, la propriétaire des lieux, qui n’était pas présente au tribunal ce mardi, n’a pas souhaité s’exprimer. Parallèlement à la procédure qui les oppose à elle, les résidents du camping ont attaqué la mairie en justice, pour obtenir l’annulation de l’arrêté de fermeture. « Nous essayons par tous les moyens possibles de leur trouver une solution de relogement, jure le maire (SE), Daniel Giraudeau. Mais c’est de logements très sociaux que ces gens ont besoin, et il n’y en a pas de disponibles dans les environs. »

Les campeurs en lutte depuis près de deux ans sont soutenus par les camarades de l’Hurepoix qui les accompagnent dans leurs démarches, soutenus par Bernard Vera et Michel Pouzol.

 

 

La crise, le chômage, les très faibles revenus profitent aux « marchands de sommeil » !Beaucoup reste à faire mais nous avons largement avancé sur ce dossier. Les propositions qui sont faites, notre présence et nos actions aux côtés des résidents, leur ont redonné force, espoir et confiance dans leur capacité à gagner de manière définitive en ne cédant sur rien.

 

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